Compatibilité de la visière pour les aides optiques

avec Jean RICHELME

La pandémie qui nous accable, outre les conséquences sanitaires, sociales, économiques…, a des répercussions sur notre profession et en particulier l’obligation de nous protéger et de protéger nos patients. Dans cette perspective, le port d’une visière est fortement recommandé. Mais comment concilier cet impératif avec l’utilisation des aides optiques, accompagnées de la lumière qui y est afférente et, le masque de protection ? Vue sur les réseaux sociaux, la solution est proposée par un confrère inconnu et ingénieux (que nous remercions vivement) ; pour notre part nous nous sommes contentés de mettre « en ordre de marche » le tutoriel de son idée, en y apportant quelques touches personnelles.

 
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Fig 1. Le matériel nécessaire à la fabrication de la visière et de son dispositif de maintien en place : « des pinces crocodiles » (x 2) de 3 cm avec tige de 12 cm  des colliers rilsan (serre-câbles, x 4 à 6) ; et des feuilles PVC transparentes de format A4 épaisseur 0,3mm, vendues en papeterie.
 
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Fig 2. A l’aide des serre-câbles, les pinces crocodiles sont rattachées aux branches des lunettes, dans la position illustrée par la photo ; fortement serrés les colliers permettront aux pinces de coulisser pour un ajustage précis de la visière.

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Fig 3. Une fois les colliers fixés, les extrémités de ces derniers sont sectionnées à l’aide d’une pince coupante au ras du système de clavetage.

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Fig 4. Aspect des aides optiques, avec les pinces crocodiles, positionnées sur les branches afin de ne pas entraver le fonctionnement des charnières.

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Fig 5. Le format A4 des feuilles transparentes est un peu grand, certaines découpes sont nécessaires et faciles à réaliser à partir d’un unique patron. Les zones hachurées sont à éliminer (une bande de 4 cm en bas sur toute la longueur et deux bandes latérales de 3 cm jusqu’à environ 6 cm du haut de la feuille), les deux excès supérieurs seront repliés pour venir donner plus d’épaisseur afin de renforcer la préhension de la feuille par les pinces.

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Fig 6. La feuille ainsi découpée vient se positionner de part et d’autre des optiques : elle est maintenue, repliée sur elle-même, au niveau des zones latérales supérieures par les mors des pinces. Notez que la feuille passe en avant des optiques et en arrière de la lumière, pour ce type d’appareillage. Ainsi le rayonnement lumineux n’interfère pas avec la visière.

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Fig 7. Vue de face de la visière associée à un masque chirurgical : cette dernière étant toujours suffisamment à distance du visage et utilisable de la même façon avec un masque FFP2 même proéminant.
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Fig 8. Sur la vue de profil, le passage de la visière entre les loupes et la fibre optique est bien visible. Selon le modèle d’aides optique il est toujours possible d’ajuster finement la projection de cette protection en faisant coulisser les pinces crocodiles le long des branches.
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Fig 9. Ce montage de visière de protection est adaptable, grâce aux colliers plastiques auto serrant ,à tous les types d’aides optiques. Il est possible de multiplier le nombre de colliers selon la forme des branches des lunettes pour obtenir une bonne tenue des pinces. De surcroit la tige métallique peut être également déformée pour obtenir une orientation des pinces compatible avec la fixation de la feuille PVC.
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Fig 10. Certains modèles de loupes assistées d’éclairage, possèdent un contacteur Marche/Arrêt voir un modulateur de puissance, situé directement sur les branches il convient donc d’en laisser le libre l’accès. .